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         <article-id pub-id-type="doi">10.1016/S1631-0683(02)00047-7</article-id>
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            <article-title>Ami Boué (1794–1881), géoscientifique du XIX<sup>e</sup> siècle</article-title>
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               <trans-title>Ami Boué (1794–1881), a geoscientist of the 19th century.</trans-title>
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               <aff> Archives de l’université de Vienne, Postgasse 9, A 1010 Wien, Autriche</aff>
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            <copyright-statement>© 2002 Académie des sciences / Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS</copyright-statement>
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         <abstract abstract-type="author">
            <p>Né le 16 mars 1794 à Hambourg, fils d’une famille huguenote qui avait amassé une grande fortune dans le métier d’armateur, Ami Boué passa son doctorat en médecine à l’université d’Édimbourg en 1817. Dans les années suivantes, il compléta ses connaissances en matière de sciences naturelles, les géosciences étant au centre de son intérêt. Après avoir fondé en 1830, avec plusieurs autres savants, parmi lesquels Constant Prévost et Gérard-Paul Deshayes, la Société géologique de France, dont il fut le premier président, il s’installa en 1835 à Vienne. Dans les années 1836–1838, Boué traversa en tous sens les Balkans. Il publia les résultats de ses recherches dans son chef-d’œuvre <italic>La Turquie d’Europe</italic> (Paris, 1840), en quatre volumes. Avec ce travail, Boué avait l’intention d’encourager les autorités autrichiennes à relier l’empire autrichien à la Turquie par des lignes de chemin de fer, dont il avait dessiné les tracés dans des cartes. Sans aucun doute, les recherches d’Ami Boué sur les Balkans ont servi de base à plusieurs générations de géologues autrichiens.</p>
         </abstract>
         <trans-abstract abstract-type="author" xml:lang="en">
            <p>Born on 16 March 1794 in Hamburg as a son of a Huguenot family whose members made big fortune as ship-owners, Ami Boué took his doctor’s degree in medicine in 1817 at the University of Edinburgh. During the following years, he completed his knowledge in the field of natural sciences, especially in Geoscience. In 1830, after having founded, with other scientists, among whom Constant Prévost and Gérard-Paul Deshayes, the Geological Society of France, in which Boué became the first president, he left Paris in 1835 and settled in Vienna. In 1836, 1837 and 1838 he crossed the Balkans. In his masterpiece <italic>La Turquie d’Europe</italic> (Paris, 1840, four volumes), he published the results of this research. In his study, Ami Boué intended to join the Austrian empire with Turkey by railways. Anyway, Boué’s works concerning the Balkans were fundamental for the future generations of Austrian geoscientists.</p>
         </trans-abstract>
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            <unstructured-kwd-group>Ami Boué (1794–1881), biography, Balkans, Geological Society of France, Austria–Hungary, geology</unstructured-kwd-group>
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            <unstructured-kwd-group>Ami Boué (1794–1881), biographie, Balkans, Société géologique de France, Autriche–Hongrie, géologie</unstructured-kwd-group>
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               <meta-value>Rédigé à l’invitation du Comité éditorial</meta-value>
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      <p>Ami (Amédée) Boué (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>) <xref rid="BIB5" ref-type="bibr">〚5〛</xref>, <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref>, <xref rid="BIB7" ref-type="bibr">〚7〛</xref>, <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref>, <xref rid="BIB9" ref-type="bibr">〚9〛</xref>, <xref rid="BIB11" ref-type="bibr">〚11〛</xref>, <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13〛</xref>, <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>, <xref rid="BIB20" ref-type="bibr">〚20〛</xref> and <xref rid="BIB21" ref-type="bibr">〚21〛</xref> naquit le 16 mars 1794 à Hambourg, dans un milieu grand-bourgeois. Son père, Jean-Henri, descendait d’une famille française huguenote qui, venue de Bergerac en Dordogne, s’était établie depuis 1680 à Bordeaux. Tandis qu’une partie de la famille restait à Bordeaux, Pierre Boué, un des ancêtres d’Ami, fut contraint de quitter cette ville en 1705, craignant les conséquences de la révocation de l’édit de Nantes (1685). C’est Pierre qui fonda la branche hambourgeoise de la famille Boué.</p>
      <p>La famille de la mère d’Ami Boué, Suzanne de Chapeaurouge, qui avait aussi adopté la confession protestante, était d’origine strasbourgeoise ; plus tard, on retrouve la famille à Genève, d’où Jacques, le père de Suzanne, déménagea en 1763 pour Hambourg. Les deux familles avaient amassé une grande fortune dans le métier d’armateur, richesses qui permirent à Ami de mener une vie vouée aux recherches scientifiques, sans jamais être obligé de pratiquer une profession.</p>
      <p>Après que ses parents eurent divorcé, Ami resta chez sa mère Suzanne, qui confia le jeune Ami au pensionnat Saint-Georges, près de Hambourg, pour sa première formation. Comme Suzanne de Chapeaurouge mourut en 1804 à l’âge de 33 ans, le jeune orphelin fut élevé par la suite par trois tuteurs, qui s’occupèrent de sa future formation. Ainsi, Ami fut envoyé à Genève où, comme il le décrit dans son autobiographie publiée en langue française, il reçut une éducation sérieuse en religion, latin et grec, tandis que l’instruction dans les langues vivantes et les sciences naturelles aurait été moins satisfaisante.</p>
      <p>Ce fut dans les régions alpines de Suisse que le jeune Ami fit ses premières excursions pour découvrir des objets botaniques, minéralogiques et paléontologiques. En ce temps-là, son maître fut un certain M. Hermes, un botaniste, qui lui apprit à recueillir et classer systématiquement les plantes alpines. De cette manière, Ami Boué put constituer un herbier comprenant plus de mille espèces. Ce fut un neveu du géologue genevois Jean-André Deluc (1727–1817) qui initia le jeune Ami à la minéralogie et à la paléontologie.</p>
      <p>Après avoir passé son baccalauréat, il quitta Genève en 1814 et se rendit à l’université d’Édimbourg, où il passa son doctorat en médecine en 1817. Dans sa thèse, consacrée à la flore de l’Écosse (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>), il se révéla comme un des premiers scientifiques à noter les relations existant entre le terrain et les espèces de plantes <xref rid="BIB1" ref-type="bibr">〚1〛</xref>.</p>
      <p>Au cours des années suivantes, Ami Boué compléta ses connaissances en matière de sciences naturelles, en fréquentant plusieurs universités européennes, les géosciences étant au centre de son intérêt. Ainsi composa-t-il son premier travail géoscientifique, <italic>Essai géologique sur l’Écosse</italic>, paru à Paris en 1820, cet ouvrage contenant une carte géologique de ce pays. Après avoir suivi des études aux universités de Paris (1818–1819) et de Berlin (1820), il visita en 1821, pour la première fois Vienne, ville qui deviendra plus tard sa patrie d’élection.</p>
      <p>Ami Boué qui, pendant sa jeunesse à Genève, avait fait des excursions vouées aux sciences naturelles, les continua à Édimbourg, pour les intensifier après la fin de ses études. C’est ainsi qu’il voyagea à travers l’Écosse, l’Angleterre, l’Irlande, la France, où il explora particulièrement les Pyrénées, l’Allemagne, l’Italie et les Alpes. En 1824, Boué traversa le royaume de Hongrie. Arrivé en Transylvanie, il eut de la peine à échapper à une tentative d’empoisonnement commise par ses serviteurs. Retourné à Vienne, il fut soigné par un médecin, le Dr Wagner, et par Eleonore Beinstingl, jeune femme qu’il épousa en janvier 1826 dans l’église de Matzleinsdorf, près de Vienne.</p>
      <p>Après le mariage, le couple retourna d’abord à Paris, où Ami avait habité depuis la fin de ses études médicales, puis quitta cette ville peu après, en direction de Berne, ville suisse où Ami et Eleonore restèrent jusqu’en 1829. Cette année-là, ils retournèrent de nouveau à Paris, où Ami Boué lia beaucoup de contacts avec des scientifiques importants. De ce fait, il fut à même en 1834, lors de la réunion de la Gesellschaft der deutschen Naturforscher und Ärzte à Stuttgart, d’introduire dans cette société des savants français. La réunion de Stuttgart prit ainsi un caractère tout à fait international.</p>
      <p>En 1835, le couple Boué quitta Paris, pour s’installer à Vienne. Dans son autobiographie, Boué donne les raisons de ce déménagement. Primo, le coût de la vie y était moins cher et, secundo, la position géographique de Vienne était très propice aux recherches sur les Balkans qu’il avait alors l’intention d’entreprendre.</p>
      <p>À peine arrivé dans sa nouvelle patrie autrichienne, Ami Boué commença à préparer ses trois voyages à travers la péninsule balkanique. En 1836, 1837 et 1838, il traversa les Balkans et publia ses observations et découvertes scientifiques dans son chef-d’œuvre, <italic>La Turquie d’Europe</italic>, en quatre volumes, qui parut en 1840 <xref rid="BIB2" ref-type="bibr">〚2〛</xref> (<xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>).</p>
      <p>Ces trois voyages marquent la fin des excursions scientifiques intensives du géologue Ami Boué. Retourné à Vienne, il devint citoyen de la capitale autrichienne et, en 1841, il acheta une maison à Bad Vöslau, en Basse-Autriche, où il passa par la suite les mois d’été avec son épouse Eleonore. C’est aussi à Bad Vöslau que se trouve leur tombeau.</p>
      <p>Après 1838, Ami Boué se consacra particulièrement à la publication de ses résultats scientifiques. La liste de ses travaux, publiés pendant 65 ans, comprend onze ouvrages et plus de 300 articles géoscientifiques dans environ 30 revues françaises, allemandes et anglaises. Dans ses travaux, Boué tenta toujours de baser ses conclusions sur ses observations et découvertes personnelles pendant ses nombreuses excursions. Son étude sur la Turquie d’Europe représente un travail extraordinaire. Dans ce chef-d’œuvre, l’auteur ne s’occupe pas seulement de géologie, mais aussi de géographie, d’ethnographie, de faits statistiques et de l’histoire de cette région, en ce temps-là presque inconnue dans la plus grande partie de l’Europe. De plus, ce travail revêt un aspect politique, parce que Boué tenta de convaincre les autorités autrichiennes de l’importance éminente des Balkans pour la monarchie. C’est sous ce rapport qu’il faut comprendre son idée de relier l’empire autrichien à la Turquie par des chemins de fer dont il dessina les tracés dans ses cartes. Mais trois décennies s’écouleront encore avant que le rêve de Boué ne se réalise.</p>
      <p>Mais continuons par esquisser les travaux scientifiques d’Ami Boué. Un travail très intéressant du point de vue de l’histoire des géosciences est représenté par son <italic>Essai géologique sur l’Écosse</italic>, qui parut déjà en 1820 à Paris. Dans cette étude, Boué fonda les principes du métamorphisme de contact.</p>
      <p>En 1829, Boué publia son grand travail <italic>Geognostisches Gemälde Deutschlands mit Rücksicht auf die Gebirgsbeschaffenheit nachbarlicher Staaten</italic>, paru à Francfort-sur-le-Main, dans lequel l’auteur résuma toutes les informations géoscientifiques connues, non seulement sur l’Allemagne, mais aussi sur la géologie des Alpes.</p>
      <p>Ami Boué prit toujours position sur des questions fondamentales de géosciences. Ainsi faut-il souligner l’avis qu’il donna lors d’une session de l’Académie des sciences à Vienne en 1850, en affirmant que la création d’une chaire de paléontologie à l’université de Vienne serait le moyen le plus efficace de favoriser le développement des géosciences en Autriche <xref rid="BIB3" ref-type="bibr">〚3〛</xref>. Ce désir ne se réalisera qu’en 1857, année au cours de laquelle Eduard Suess (1831–1914) <xref rid="BIB10" ref-type="bibr">〚10〛</xref> and <xref rid="BIB18" ref-type="bibr">〚18〛</xref> fut nommé professeur titulaire à l’université de Vienne <xref rid="BIB17" ref-type="bibr">〚17〛</xref> (<xref rid="FIG4" ref-type="fig">Fig. 4</xref>). Avec cette nomination fut créée, en effet, la deuxième chaire de géosciences en Autriche, la première ayant été celle de Franz Xaver Maria Zippe (1791–1863), professeur de minéralogie depuis 1850 <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref>.</p>
      <p>En outre, notre grand géologue s’occupa toujours du côté pratique des géosciences. C’est pourquoi il s’intéressa à l’exploitation des mines, dont il avait visité et étudié un grand nombre lors de ses nombreux voyages. Dans son article <italic>Der ganze Zweck und der hohe Nutzen der Geologie im Allgemeinen und in specieller Rücksicht auf die österreichischen Staaten</italic> (Vienne, 1851), Boué vise à améliorer le niveau des méthodes d’exploitation des mines dans l’empire autrichien.</p>
      <p>Sans aucun doute, les recherches d’Ami Boué sur la géologie de nombreuses régions de l’empire autrichien ont servi de bases à des générations futures de géologues autrichiens. Sous ce rapport, il nous faut mentionner les recherches géologiques de Ferdinand von Hochstetter (1829–1884) <xref rid="BIB12" ref-type="bibr">〚12〛</xref> et de Franz von Toula (1845–1920) <xref rid="BIB16" ref-type="bibr">〚16〛</xref> sur les Balkans <xref rid="BIB19" ref-type="bibr">〚19〛</xref>. De plus, les contacts que Boué avait liés avec beaucoup de savants étrangers contribuèrent à une amélioration de la position internationale des géosciences en Autriche.</p>
      <p>Ami Boué se donna beaucoup de peine pour dresser une bibliographie qui – au début – comprenait toutes les branches des géosciences. À cause des relations étroites entre les géosciences et les autres sciences naturelles, Boué avait élargi son entreprise en traitant également la physique, la chimie, les mathématiques, la médecine, la métallurgie, l’industrie minière, etc. Vers la fin de sa vie, Boué partagea cette documentation bibliographique. En 1881, il donna la partie traitant des géosciences au Service géologique impérial et royal d’Autriche (en allemand: k.k. Geologische Reichsanstalt, aujourd’hui Geologische Bundesanstalt). La partie comprenant des informations bibliographiques sur les autres sciences naturelles fut donnée à l’université technique de Vienne en 1877<italic>.</italic> Malheureusement, aucune de ces deux collections ne fut conservée. Il faut le dire franchement: c’est une grande honte pour ces deux institutions autrichiennes de haut rang que les responsables n’aient rien fait pour sauver ces matériaux, tellement précieux pour l’histoire des sciences. Ceux-ci sont perdus à jamais !</p>
      <p>Du fait de sa grande réputation, Boué entra très tôt en contact avec diverses sociétés scientifiques. C’est pourquoi il devint en 1829 <italic>foreign member</italic> de la Geological Society of London, association géoscientifique très célèbre qui, en signe de grande estime, l’honora en 1847, en lui décernant la médaille Wollaston Palladium. En 1830, Boué fonda avec plusieurs autres savants, parmi lesquels Constant Prévost (1787–1856), Gérard-Paul Deshayes (1796–1875) et Jules Desnoyers (1801–1887), la Société géologique de France, dont Boué fut le premier président et dans laquelle il remplit plusieurs fois des fonctions importantes. Dans le bulletin de cette importante société, Boué publia nombre d’articles en français.</p>
      <p>En 1849 enfin, Boué devint membre de l’Académie impériale des sciences à Vienne <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref>.</p>
      <p>Après ce bref aperçu sur les publications et les mérites scientifiques d’Ami Boué, il nous faut jeter un coup d’œil sur ses cartes géologiques, dans lesquelles celui-ci traduisit graphiquement ses observations, très souvent personnelles. On citera ici particulièrement ses cartes de l’Écosse (parue en 1820), de la Transylvanie (imprimée en 1834) et celle de la Turquie d’Europe (publiée en 1842). Sa carte du monde entier, qui parut en 1845, fut une des premières tentatives pour comprendre et montrer la géologie de notre planète <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>.</p>
      <p>Lorsque Ami Boué mourut le 21 novembre 1881 à Bad Vöslau, les géosciences autrichiennes subirent une grande perte (<xref rid="FIG5" ref-type="fig">Fig. 5</xref>). Ses études sur les Balkans étaient les premières d’un niveau scientifique élevé qui fixèrent l’attention de la géologie autrichienne sur cette région. De plus, Boué n’avait jamais perdu le contact avec le côté pratique des géosciences, ce que montrent clairement, d’une part, son intérêt à la construction des chemins de fer dans la péninsule balkanique et, d’autre part, ses occupations permanentes en géologie minière. Sans aucun doute, son mérite majeur pour le développement des géosciences en Autriche a été d’amener la géologie autrichienne à un niveau plus international. Boué contribua à cette ouverture d’une double manière. Grâce aux multiples contacts qu’il avait pris avec les savants français et anglais, il établit et fortifia les relations entre les scientifiques autrichiens et étrangers. Par ailleurs, Ami Boué possédait une littérature abondante en français et en anglais, qu’il donna aux institutions autrichiennes, comme au musée d’Histoire naturelle à Vienne et au Service géologique impérial et royal d’Autriche, ainsi qu’aux géoscientifiques autrichiens. De cette manière, Boué joua le rôle d’un trait d’union mettant en contact la géologie autrichienne avec les connaissances scientifiques des pays d’Europe occidentale.</p>
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               <title>Abridged version</title>
               <p>Ami (Amédée) Boué (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>) was born in Hamburg, as a son of a Huguenot family whose members made big fortune as ship-owners. After the early death of his mother Suzanne, born de Chapeaurouge, old protestant family from Strasbourg, the young Ami received his first education in a boarding school in Geneva, where he got his bachelor’s degree in 1814. In that year he left Switzerland to frequent the university of Edinburgh, where he took his doctor’s degree in medicine in 1817. In his dissertation, about the flora of Scotland (<xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>), he was one of the first scientists who showed the relations between the ground and the species of plants.</p>
               <p>In the following years, Boué completed his knowledge in natural science in frequenting several European universities. In that time, Geoscience became more and more Boué’s primary interest. In this connexion, he wrote his first geoscientific work <italic>Essai géologique sur l’Écosse</italic> (Paris, 1820), in which he also drew a geologic map of Scotland. After having frequented the universities of Paris (1818–1819) and Berlin (1820), he visited in 1821, for the first time, Vienna and Austria, which became later on his adopted country.</p>
               <p>When Boué travelled in 1824 through Transylvania, he escaped barely an endeavour of poisoning committed by his servants. In 1826, he married Eleonore Beinstingl in Matzleinsdorf, near Vienna; she was the woman who had cured Boué during his dangerous illness.</p>
               <p>In 1835, the couple Boué left Paris and settled in Vienna. In 1841, Ami and Eleonore bought a house in Bad Vöslau, a little town in Lower Austria, near Vienna, where they spent regularly summertime. In Bad Vöslau, one can also find the grave of the couple Boué.</p>
               <p>Because of his big fortune, Ami Boué was always able to devote himself to his scientific studies, and he was never obliged to pursue any profession. This position as private gentleman permitted Boué to undertake several exploring expeditions, in which he studied the geological conditions of Scotland, England, Ireland and France, where he explored especially the Pyrenees. Moreover, he extended his studies to Italy, the Alps and, above all, to the Balkans. After having crossed the Balkan Peninsula in 1836, 1837 and 1838, he published his <italic>La Turquie d’Europe</italic> (Paris, 1840), which appeared in four volumes (<xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>). In this masterpiece, Boué treated not only his geoscientific observations and results, but also gave precious information about Geography, Natural History, Ethnography and the History of this part of Europe, nearly unknown at that time. Besides, Boué intended to encourage the Austrian authorities to link the Austrian empire to Turkey by railways, whose location routes he drew in his maps. But it should last still three decades until his dream became reality.</p>
               <p>Let us continue to sketch Ami Boué’s scientific works. In 1829, he published his great book about Germany, in which he did not only work out much information about this country, but also those concerning the geological conditions in the Alps.</p>
               <p>Ami Boué took always position towards the fundamental questions of Geoscience. In this connexion, we have to show off his opinion that he articulated during a session of the Imperial Academy of Science in Vienna, in 1850, that the creation of a chair in Palaeontology would be the most famous measure to promote the development of Geoscience in Austria. It was only in 1857, year when Eduard Suess (1831–1914) became associate professor of Palaeontology at the University of Vienna (<xref rid="FIG4" ref-type="fig">Fig. 4</xref>), that this wish of Ami Boué became reality.</p>
               <p>Ami Boué was also very engaged in the practical aspects of Geoscience. This is why Boué was always highly interested in the methods of exploitation of mines. In his article <italic>Der ganze Zweck und der hohe Nutzen der Geologie im Allgemeinen und in specieller Rücksicht auf die österreichischen Staaten</italic> (Vienna, 1851), Boué intended to ameliorate the standard of mining industry in the Austrian Empire.</p>
               <p>Without any doubt, the results of the research of Ami Boué concerning the geology of several regions of the Austrian state served as important bases for the future generations of Austrian geoscientists.</p>
               <p>Because of his high reputation, Boué was very soon in communication with scientific societies. This is why he became in 1829 foreign member of the famous geoscientific association Geological Society of London. In 1830, Boué founded, together with other scientists as Constant Prévost (1787–1856), Gérard-Paul Deshayes (1796–1875) and Jules Desnoyers (1801–1887), the ‘Société géologique de France’, whose first president was Ami Boué. In 1849, he became member of the Imperial Academy of Science in Vienna. He died in Bad Vöslau on 21 November 1881 (<xref rid="FIG5" ref-type="fig">Fig. 5</xref>).</p>
               <p>Last but not least we have to mention Boué’s geological maps. In that connexion we must underline his map of Scotland (1820), of Transylvania (1834) and the map of the European Turkey (1842). Besides, Boué drew maps of Lower Austria and of Moravia, which remained unpublished. His map of the whole world (1845) represented one of the first attempts to understand and to describe the geological conditions on our planet.</p>
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      <fig id="FIG1">
         <label>Fig. 1</label>
         <caption>
            <p>Johann Baptist Reiter : Ami Boué (Portrait, 1878), Musée régional de Haute-Autriche (Oberösterreichisches Landesmuseum), Linz, Haute-Autriche, Autriche.</p>
            <p>Johann Baptist Reiter: Ami Boué (Portrait, 1878): Regional Museum of Upper Austria, Linz, Upper Austria, Austria.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/fx1.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="FIG2">
         <label>Fig. 2</label>
         <caption>
            <p>Ami Boué, <italic>Dissertatio inauguralis de methodo floram regionis cujusdam conducendi, exemplis e flora Scotica ductis</italic> (Édimbourg, 1817) : page de titre de l’exemplaire de la bibliothèque du Service géologique d’Autriche, Vienne, Autriche.</p>
            <p>Ami Boué, <italic>Dissertatio inauguralis de methodo floram regionis cujusdam conducendi, exemplis e flora Scotica ductis</italic> (Edinburgh, 1817): title page of the issue of the Library of the Geological Survey of Austria, Vienna, Austria.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/fx2.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="FIG3">
         <label>Fig. 3</label>
         <caption>
            <p>Ami Boué, <italic>La Turquie d’Europe</italic>, vol. 1, Paris, 1840: page de titre de l’exemplaire de la bibliothèque du Service géologique d’Autriche, Vienne, Autriche.</p>
            <p>Ami Boué, <italic>La Turquie d’Europe</italic>, vol. 1, Paris, 1840: title page of the issue of the Library of the Geological Survey of Austria, Vienna, Austria.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/fx3.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="FIG4">
         <label>Fig. 4</label>
         <caption>
            <p>L’ancienne université de Vienne en 1848, Archives de l’université de Vienne, Vienne, Autriche, n° I 106.512 G.</p>
            <p>Old university of Vienna in 1848, Archives of the University of Vienna, Vienna, Austria, No. I 106.512 G.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/fx4.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="FIG5">
         <label>Fig. 5</label>
         <caption>
            <p>Faire-part du décès d’Ami Boué (1881), Service géologique d’Autriche, bibliothèque, Vienne, Autriche.</p>
            <p>News of Ami Boué’s death (1881). Library of the Geological Survey of Austria, Vienna, Austria.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/fx5.jpg"/>
      </fig>
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